Revue de web

La Tribune de l’Art : Les Peintres russes et la Normandie au XIXe siècle

Par Jacques Foucart, mardi 31 août 2010

La Tribune de l’Art, le site de l’actualité de l’Histoire de l’Art Occidental du Moyen-Age au Années 30, sous la plume de Jacques Foucart, fait la critique de l’ouvrage  » Les Peintres russes et la Normandie au XIXe siècle «  de Tatiana Mojenok Ninin publié en co-édition chez Point de vues et avec l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Veulais à l’occasion du Festival Normandie Impressionniste.

Extrait :

[…] on est agréablement surpris de découvrir grâce au livre de Tatiana Mojenok tant de paysages de Normandie, peints cette fois par des artistes russes de la deuxième moitié du XIXe siècle, et tous à trouver hors de France comme l’on peut s’y attendre. Porté par une méritoire et bienfaisante curiosité locale – celle de l’Association pour la sauvegarde du Patrimoine Veulais – et résultant des sagaces recherches d’une historienne d’art venue de Russie et fixée en France, un vrai gain pour l’historiographie nationale, l’ouvrage apporte une saisissante révélation. Que Veules-les-Roses (ill. 1) et toute la côte normande, de Cabourg à Dieppe, d’Etretat (ill. 2) au Tréport furent visités et choyés à partir des années 1850 par nombre de peintres sujets du Tsar : tous n’allaient pas à Nice et sur la Riviera ! Et tous n’étaient pas non plus impressionnistes ou si peu. Il y a à cet égard un vrai malentendu. Ce genre d’artistes, Bogoliubov au premier chef, tel un nouvel Isabey dont il fut justement le brillant élève entre 1856 et 1860, seraient-ils même regardés si on ne les qualifiait (par prudence !) d’impressionnistes ? Ou, plus insidieusement, si l’on n’en faisait au moins des précurseurs, censés comme tels annoncer sinon accompagner une libération moderniste estampillée une fois pour toutes du salvateur label impressionniste ? Du coup, peuvent-ils être enfin considérés pour eux-mêmes, jugés à leurs propres mérites, légitimés dans l’autonomie de leur sincère réalisme de paysagiste ? […]

Le Phare Amédée récompensé au Salon du Livre Insulaire 2010

Le Grand prix toutes catégories confondues du Livre Insulaire a été décerné le mercredi 18 août 2010, au livre de Vincent Guigueno et Valérie Vatier,  » Le Phare Amédée, Lumière de Paris & de Nouvelle-Calédonie «  paru aux éditions Point de vues en avril de cette année.

Organisé sur l’île d’Ouessant depuis 1999, le Salon International du Livre Insulaire rassemble les écrivains, les éditeurs des îles. Pour sa douzième édition (18 au 22 août 2010) les PRIX DU LIVRE INSULAIRE ont été remis par un jury composé de personnalités du monde littéraire insulaire.

Membres du jury :
Anne Queffélec, Présidente, Nivoelisoa Galibert, Catherine Domain, Gwen Catala, Danièle Auffray, Gérard Le Gouic,Gilbert David.


GRAND PRIX DES ILES DU PONANT

Le Phare Amédée • Lumière de Paris & de Nouvelle-Calédonie

Vincent Guigueno et Valérie Vatier
Editions Point de vues


Les phares sont les poèmes de la mer…
L’année du centenaire de la naissance d’Henri Quéfellec, grand ami de la mer, des îles, des phares, relisons son magnifique et rude roman «Un feu s’allume en mer » paru en 1956 et consacré à la construction du phare d’Ar Men, l’année de ce centenaire il a été présenté au jury des prix, par pure et heureuse coïncidence le livre de Vincent Guigueno et Valérie Vatier sur l’histoire du phare Amédée. Ce phare, construit dans la seconde partie du XIXe siècle, situé sur un îlot de corail qui s’appelait à l’origine l’ilot Amède, au sud-ouest de la Nouvelle-Calédonie, possède de nombreuses caractéristiques exceptionnelles que je n’aurai pas le temps ni la compétence de vous énumérer avec exactitude. La plus visible est sa construction en fer, comme une tour Eifel en quelque sorte, mais « habillée », et sans que le bon Gustave n’y apporta aucune touche. Il fut construit pièce à pièce à Paris, démonté puis remonté comme un Meccano pour reprendre l‘image du préfacier.
Dans les nombreux livres de qualité qui furent présentés au jury pour ce 12e Salon, l’ouvrage de Vincent Guigueno et de Valérie Vatier fut remarqué aussitôt et franchi haut la main les différentes et nécessaires sélections qui aboutissent au dernier vote dans les différentes catégories.
La seule interrogation qui se posa au jury fut de déterminer si au phare Amédée serait décerner le prix du Beau livre ou le Grand prix toutes catégories confondues du Salon. Les empoignades ne furent pas vives à ce sujet. Le choix était évident : le Grand prix !
Les phares sont les poèmes de la mer… quel magnifique poème celui d’Amédée.

Les éditions Point de vues tiennent à remercier chaleureusement les auteurs, ainsi que les membres de jury pour cette distinction.